Club nov 2015 Audits d'installations solaires collectives

Club de novembre 2015 : audits de CESC
Présentation d'une étude de Topbis, Nacer Leroux, pour l'Ademe.

Présents : Hoareau Yannis BET Grontmij, Dijoux Jean-Marc EPSC, Dijoux Jerôme Sanit'Air, Dijoux Lorenzo Technifroid, M Damour Semader, M Deruisseaux Sedre, Maillot Claire Région, M Grondin Crous, Yann Alanoix Région, Anglade Daniel Sidr, M Bastide Shlmr, Karine Etheve Semader, Alexandre Ferrere Ademe, Antoine Matillon groupe Dijoux, Hoareau Mathieu Temergie, Hoareau Lino Solar Prod, Advice Cegele,Grondin Jimmy Solar Réunion, M Barbe Semader, Rebelle Thibault Gaia, Meurant Yohann Climeo, Robert Emilie SPL Energie Réunion, Durand Rémy Région, Mme Courtois Temergie, M Cugne Isolflu, Bernard Franck Isoflu, Hypolite Martine Cotel, Lecoeur Virginie Artelia, Lepape Roger Run Renovation,Nivoles Marion Cegelec.

Cette étude porte sur les résultats de 7 audits d'installations collectives. Un cahier des charges d'audit a été élaboré et pour chaque installation des propositions de réparation sont proposées.

On note que la non satisfaction des maîtres d'ouvrage dépend pour beaucoup des dépenses à réaliser sur les premières années. Cette étude donne des pistes aux exploitants pour mieux suivre leurs installations.

Présentation disponible sur simple demande : chloe.pichard@cm-reunion.fr T 0262 45 52 52

Commentaires des diapos :

Introduction, de l'importance de connaitre la typologie de logement en résidentiel.

Cas n°1 la Bourbonnaise : système auto-vidangeable. Ce nouveau système permet d'éviter la surchauffe dans les capteurs.

Cas n°2 : foyer fermé le weekend et avec absence des résidents un mois par an, entrainant une surchauffe

Aruba : installation surdimensionnée pour cette cantine car le nombre de repas prévu n'a pas été atteint en année 1.

Températures :

Sur Aruba, le taux de couverture de 95% sur l'année est trop élevé. Il faut viser 80% pour éviter la surchauffe en été.

La disparité de température entre appartements mitoyens est parfois liée au réseau d'eau (cheminement en dalle plancher).

La régulation est un point important:
Exemple : Dans le système d'auto vidange étudié, le pilotage de la pompe su système est lié à l'ensoleillement, ce qui pose un problème quand il n'y a pas de puisage. Il aurait fallu une régulation.

Exemple: Un seuil de protection à 120° est trop élevé car cela autorise jusqu'à 120° dans les capteurs.

Ne pas négliger le réglage de la temporisation : on a vu un réglage à 10 minutes au lieu de 2 heures.

Bien choisir le calorifuge : résistant aux UV. Ou bien le protéger, car le placement à l'air libre conduit à un vieillissement prématuré.
On a vue du calorifuge picoré par les oiseaux.

Exemples de non conformités :
- vase d'expansion raccordé par le bas : il y a risque d'emprisonner de l'air sous la membrane).
- vanne : il ne faut pas isoler le dispositif de sécurité (cf. DTU)
- A noter : une pompe double sans télé suivi n'a guère d'intérêt. Le télé suivi sert d'alarme.
- A noter : un réservoir autovidengeable a de l'intérêt avec une régulation adaptée.
- utiliser uniquement des vases d'expansion solaires, prévus pour le solaire (cela garantit la tenue aux températures dans la durée)
- Attention à ne pas calorifuger le vase d'expansion, ça le fait surchauffer.

Pérennité des installations
- Un local technique fermé avec un grillage est une bonne protection contre les oiseaux (détériorations dues aux fientes et picorage)

- Le choix de ballon inox permet de s'affranchir des anodes et de leur vérification annuelle.
Attention au choix des anodes, différents modèles existent et attention à leur raccordement électrique.

Problème récurrent de l'accès aux vannes d'équilibrage ou aux résistances pour les ballons individuels.

Efficacité des installations

L'automate de régulation : il permet de fixer des plages horaires.
Il faut que la sonde soit bien mise en place.

Attention au débitmètre, pas toujours adapté au collectif. (se reporter aux préconisations d'installation pour mise en place verticale ou horizontale)

Pour l'exploitation, du point de vue du maitre d'ouvrage :
-Un point de puisage en toiture pour permettre le nettoyage des panneaux est un vrai plus.
- Le fléchage des conduites facilite les interventions. Idem la signalétique électrique permet des interventions plus rapides.

Les questions.
Elles ont porté sur les responsabilités MO, MOe, BE, Installateur.
Conclusion des échanges : Des progrès sont à faire sur la phase contrôle de chantier. Il est nécessaire de systématiser les vérifications : que ce qui est réalisé corresponde à ce qui a été acté dans le contrat et sur les plans.

Un problème demeure : l'absence de document normatif figeant les bonnes pratiques, celles-ci diffèrent parfois d'un BE à l'autre.

Les DTU mettent l'accent sur un certain nombre d'éléments mais il y a des précautions à prendre spécifiquement à la Réunion.

Des recommandations sur l'accessibilité des installations
La sécurité des opérateurs en toiture (chemins sécurisés) conditionne le bon suivi des organes. Si un équipement n'est pas ou difficilement accessible, il ne sera pas suivi.

L'accessibilité des équipements dans le logement permet ou non des interventions faciles (cas des ballons dissimulé par un coffrage placo et donc inaccessibles.)

Conclusion sur le collectif centralisé.
Le collectif centralisé est nouveau à la Réunion. Le principe est bon, c'est la mise en oeuvre qui peut poser problème.
Le collectif centralisé est très adapté pour les installations avec des périodes de vacances.

Conclusion sur le collectif individualisé.
On rappelle que le télé suivi permet de corriger les éventuelles erreurs.

Suite à donner à cette étude :
- Alimenter la formation RGE
- à capitaliser par les maîtres d'ouvrage pour avoir des pistes de réparation. Cette étude peut pallier le manque d'information des exploitants.

En projet : un guide des bonnes pratiques sur lesquelles les acteurs puissent s'appuyer.