Les espèces à Mayotte

Problématique à Mayotte

 
En 2008, le premier inventaire des termites de Mayotte réalisé par l’ORLAT a révélé une forte biodiversité. En effet, onze espèces ont été répertoriées, ce qui est autant qu’à La Réunion qui a pourtant une superficie bien supérieure (6,6 fois plus grande).
 
Parmi ces onze espèces, sept sont potentiellement nuisibles et les termites sont très abondants sur l’archipel. Il y a donc un fort risque d’infestation pour les habitations. Il y a donc un important travail pour étudier si les produits préventifs (barrière physico-chimique ou physique) et curatifs (chimique et pièges) sont efficaces sur ces espèces. 
 
De plus, depuis 2011, Mayotte est devenue le 101ème département français. Dorénavant, tous les aspects réglementaires et les obligations au niveau des termites doivent être appliquées. 
 
Un énorme travail de sensibilisation de la population doit être effectué. Des actions sont déjà menées avec les professionnels de la lutte anti-termites afin de leur faire profiter du savoir de l’ORLAT mais ces actions doivent être renforcées et touchées le plus large public possible. C’est pourquoi l’ORLAT a démarré un projet d’antenne sur Mayotte. 
 
 
Résumé de l'étude de Mayotte
 

L’archipel de Mayotte, situé dans l’Océan Indien, au nord ouest de Madagascar dans le canal du Mozambique est susceptible d’abriter une forte diversité d’Isoptères. Les principaux objectifs de cette étude sont de réaliser un inventaire des termites de Mayotte, de rassembler un maximum d’information sur les espèces et de réaliser une clé de détermination sur la base des caractères morphologiques des soldats. Ce premier inventaire à Mayotte, réalisé grâce à des méthodes de quadrats, transects et des collectes de type ponctuelles, s’est déroulé pendant la saison des pluies du 1er février au 14 mars 2008. Trois milieux très différents ont été prospectés : la forêt humide, la mangrove et les cocoteraies.

Parmi les 435 colonies collectées, onze espèces ont pu être identifiées, six de la famille des Kalotermitidae, deux de celle des Rhinotermitidae et trois de celle des Termitidae. Dans les quadrats de forêt humide, ces colonies se repartissent à 56% sur le sol contre 42% dans les arbres et 1,7% dans le sol. Nous montrons qu’au sein de ces quadrats, l’abondance des colonies au sol augmente avec la proportion de bois mort au sol. Dans la mangrove, cinq des espèces retrouvées en forêt ont été identifiées. Un impact important d’une seule espèce a été mis en évidence dans les cocoteraies. Des fiches détaillées des différentes espèces, ainsi que la clé de détermination des soldats ont été réalisées.